Notations et classements

Où le libéralisme impose ses critères d'évaluation, depuis la maternelle, jusqu'aux Etats.
Notation des pays et des entreprises par des agences, dépendantes des organisations financières qu'elles sont censées éclairer. Classement de Shangai des Universités, basé sur des critères purement anglo-saxons et totalement inadapté au supérieur français. Classement PISA, dont l'absurdité ne démontre que l'incompétence, notamment statistique, de leurs auteurs. Bientôt classement des écoles maternelles en France. En fait, derrière cette débauche de classement se dresse comme toujours, le libéralisme : il s'agit d'attirer les-dits meilleurs pour leur ponctionner toujours plus de fric. En se limitant aux agences de notation, elles permettent aux actionnaires de faire encore plus de profit, les taux d'intérêts augmentant avec la dégradation des notes. Alors que les dettes souveraines seront toujours honorées. C'est un cercle vicieux, organisé au seul profit de la finance. Mais cela donne une apparence de respectabilité et de morale à un système qui n'en a aucunes : rassurer les marchés, restaurer la confiance, il n'y a que les libéraux qui puissent (faire semblant d') y croire, car c'est une source sans limite de profits.

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